Le
jardin anglais
apparaît
en Angleterre
dans le courant
du XIXème
siècle en
réaction
aux jardins à la
française
qui dominent
jusqu’alors
le paysage. Il
se charge rapidement
d’une
dimension symbolique
d’émancipation
qui se traduit
parfaitement
par sa composition
qu’il
veut proche
de l’état
sauvage. Il
connaît
de nombreuses évolutions
jusqu’à aujourd’hui
et se décline
actuellement
en différentes
catégories
(pittoresque,
sublime…)
selon qu’il
est plus ou
moins sombre,
sauvage, sensuel…
Contrairement à la
mode française,
le jardin
anglais laisse
libre court à la
Nature, bien
qu’il
ne s’agisse
pas de laisser
le jardin « au
naturel » mais
bien de procéder à une « reconstitution » propre
et organisée
de celle-ci.
Le
charme du jardin à l’anglaise
s’impose
dès
l’entrée
en invitant
le visiteur à franchir
le seuil d’un
portique décoré ou
d’une
barrière
recouverte
de plantes
vivaces.
Une
fois à l’intérieur,
tout suscite
la curiosité et
l’attrait
de la découverte.
On
privilégie
les chemins
sinueux qui
conduisent
aux surprises
qu’offre
l’espace,
l’exploitation
des « accidents
de terrains » plutôt
que leur banalisation…
Les
massifs de
fleurs et de
plantes sont
irréguliers en taille,
hauteur, profondeur,
formes et couleurs. La
rose est sans
aucun doute
la plus pittoresque
des fleurs
de ces jardins,
mais le jardinier
reste libre
d’opter
pour tout autre
type de plantes,
comme des variétés
annuelles qu’il
change en fonction
des saisons
et surtout,
en fonction
de ses goûts
et de ses envies.
L’objectif
du jardin anglais
est de trouver
un certain équilibre
dans les variétés
et les couleurs.
Ces
dernières,
le plus souvent
au nombre de
quatre maximum,
peuvent allègrement
jouer les contrastes
en mariant
le vert à l’orange
et au rouge
profond, le
bleu au jaune,
tout en tenant
compte des
accessoires
qui s’ajoutent
au décor
comme une statue
ou un point
d’eau,
le tout sur
un gazon soigné et
régulier.
Le
jardin à l’anglaise
propose donc
un retour à la
Nature, permettant
de réconcilier
l’homme
et son environnement
sur lequel il
agit non plus
comme un dominateur,
mais comme
complice.
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