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Réussir ses soudures à la flamme

  • Précautions à prendre avant de souder

    Réunir deux métaux entre eux par l’apport d’un métal liant ou pas, peut se faire à la flamme en respectant règles et précautions :

    • Sont obligatoires pour souder : des lunettes de protection (en principe fournies dans la boîte d’origine du groupe autogène), des gants (cuir, denim,…) et un masque nasal.
    • Ne jamais souder près de sources inflammables, priviléger les endroits aérés et dont la température ambiante est inférieur à 30° C. Eviter de souder en plein soleil.
    • Lire la notice d’utilisation de votre appareil.

    Les différents types de soudure

    Le brasage :

    Il consiste à assembler 2 pièces de métal semblables ou différentes par l’apport d’un liant qui fond au contact des deux pièces chauffées, par capillarité.
    Le brasage tendre, à base d’étain fondant à moins de 450°, est utilisé pour l’assemblage de tous métaux, non soumis à des contraintes fortes (canalisations d’eau froide, abat-jour, par exemple). Le brasage fort, à base d’alliage d’argent, de cuivre ou d’aluminium, fondant à plus de 450°, s’utilise pour des assemblages soumis à de fortes contraintes (canalisations d’eau chaude, portails,…) mais ne soude ni l’étain ni le zinc ni le plomb.

    Le soudo-brasage :

    Il consiste à assembler deux pièces de métal semblables ou différents (acier, inox, fonte, cuivre) en apportant du laiton dont la fusion se fait à 900°. C’est la soudure des pots d’échappement.

    Le soudage autogène :

    Il consiste à assembler deux pièces d’un même métal (acier, cuivre, fonte ou inox) en les faisant fondre localement, ce qui va permettre de les joindre. Ce type de soudure demande une température de 1 500°, donc une source de chaleur pouvant atteindre 3 000 à 4 500°, grâce à un pack de soudage oxy-gaz. Ce type de soudage est bien plus résistant que le brasage et convient à des installations sanitaires ou tout assemblage entre métaux.

    1. Réaliser un brasage

    Il est d’abord nécessaire d’ébavurer les deux pièces à la lime ronde puis de les poncer au papier abrasif fin pour permettre un meilleur accrochage du métal d’apport.

    Enduire ensuite les deux pièces d’une pâte à souder, le «flux», pour éviter leur oxydation lors du chauffage car elle empêcherait l’adhérence. Cette opération est primordiale pour assurer une totale adhérence du métal d’apport aux pièces à assembler. Sachez que le flux dégage des gaz toxiques, il est donc important de vous munir d’un masque avant de commencer votre brasage.

    Emboîter les pièces l’une dans l’autre ou les placer en ”T“ ou en angle en laissant un espace de 0,05 à 0,15 mm entre elles pour faciliter l’écoulement de la brasure (étain ou alliage). Pour chaque métaux à braser il existe des baguettes spécifiques. Veillez à utiliser le bon métal d’apport. Les baguettes d’apport que nous commercialisons sont toutes vendues dans des emballages sur lesquels apparaissent :

    • La température du travail
    • Le type d’alliage de la baguette
    • Les métaux que vous pouvez souder.

    Chauffer au chalumeau ou à la lampe à souder les métaux à assembler jusqu’à la température requise (rouge sombre pour le cuivre, rouge clair pour le fer ou l’acier). C’est la température des métaux à assembler qui fera fondre le métal d’apport, il est donc indispensable de bien les chauffer. Si le métal d’apport perle sur la soudure c’est que la température n’est pas atteinte ou qu’il y a un manque de flux (voir les deux).

    Approcher la baguette de brasure sans l’exposer à la flamme (pour la brasure tendre, éloigner même la flamme). Elle fondra et se répandra dans l’interstice laissé entre les deux pièces. Cesser de chauffer et laisser refroidir avant de nettoyer au chiffon.

    2. Réaliser un soudo-brasage

    On travaille là avec un chalumeau pour atteindre la température nécessaire pour faire fondre le laiton.
    Nettoyer et poncer les deux pièces.

    Laisser entre elles une certaine distance :

    • si les pièces font moins de 4 mm d’épaisseur, laisser entre elles une distance égale à la moitié de leur épaisseur (1,5 mm pour une pièce de 3 mm d’épaisseur).
    • si les pièces font entre 4 et 10 mm, chanfreiner les pièces à 90° avec une meuleuse d’angle. La distance reste de 1,5 mm entre les pièces à assembler.

    Enduire les pièces de flux.
    En premier lieu, assembler les pièces par des points à intervalles réguliers (20 fois l’épaisseur du métal à assembler) pour éviter les déformations sous l’effet de la chaleur.*
    Puis au chalumeau, déposer un cordon régulier de laiton en tenant chalumeau et baguette à 45° chacune par rapport eux pièces à assembler.

    *Il faut faire le même nombre de points au recto et verso et ce simultanément.

    3. Réaliser un soudage autogène

    Le soudage autogène s’effectue au chalumeau oxy-acétylénique qui brûle un mélange d’oxygène et d’acétylène.
    Il est donc d’abord indispensable d’obtenir la bonne flamme :

    • Ouvrir la vanne de gaz. La flamme est jaune et émet une fumée noire à son extrémité.
    • Ouvrir ensuite progressivement la vanne d’oxygène qui va produire un dard de forme conique.
    • Régler le débit d’oxygène progressivement pour créer un dard entre 1,5 et 2 cm entre la buse et l’extrémité du cône de la flamme.

    Incliner la lance à 45° par rapport à la ligne de soudure et souder avec la partie la plus blanche de la flamme, le dard, sans toucher les parties à souder. La température fera fondre les bords des deux pièces qui s’assembleront.

    Pour fermer le chalumeau, fermer d’abord au niveau de la lance de gaz puis l’oxygène. Fermer ensuite la vanne de gaz de la bouteille et rouvrir l’oxygène de la lance pour que tout le gaz restant s’échappe. Puis fermer la vis de débit de la bouteille de gaz et enfin la vanne de la bouteille d’oxygène.

    Les conseils “plus“

    Très important :

    • N’oubliez pas qu’un soudo-brasage de canalisation d’eau chaude doit se faire à l’aide d’un apport d’argent et non en soudure à l’étain (réservé à l’eau froide).
    • Munissez-vous d’un par-feu réfléchissant, vous évitant ainsi une déperdition de chaleur lors de vos travaux de soudure. De surcroît, cela permettra d’éviter tous risques de dégradation des supports avoisinants.
    • Choisissez les baguettes appropriées à vos besoins.
    • Vérifiez d’avoir un flux approprié à votre métal à souder.